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Le soleil, dans son lien avec la santé, est au centre de tous les paradoxes. Les effets positifs de l’exposition aux rayons du soleil ont été reconnus dès l’antiquité (Apollon et Esculape étaient des symboles solaires en Grèce, le Surya yoga (yoga du soleil), une discipline de santé en Inde), et ont été vérifiés par des générations de médecins et d’individus. Pourtant, un discours anxiogène a vu le jour ces dernières décennies dans les médias, accumulant les mises en garde sur ses dangers potentiels. En revanche, les crèmes et écrans solaires sont présentés le plus souvent comme des panacées incontournables. Le soleil représente la source d’énergie la plus universelle et la mieux partagée. Tous les êtres vivants à la surface de la Terre se sont adaptés à sa présence, et l’être humain lui-même est conçu et organisé sur le plan biologique pour à la fois supporter la puissance de ses rayons et en tirer bénéfice pour la santé et le bien-être physique et moral. Paradoxalement, le mode de vie moderne nous éloigne au quotidien du soleil, avec un manque d’exposition régulière, ce qui rend plus difficile la mise en place de la protection naturelle prévue par l’organisme, qui se manifeste idéalement par un bronzage progressif.
L’heure est venue de réhabiliter pleinement le rôle du soleil pour l’entretien de la santé, sans pour autant méconnaître les risques liés à une surexposition ou à un usage immodéré, ce dont nombre d’études scientifiques et cliniques témoignent.
Faisons le point sur les bienfaits et les dangers potentiels du soleil, en somme sur la face « lumineuse » du soleil et sa face « sombre », afin de nous accorder sur son bon usage, en tenant compte des facteurs individuels comme le type de peau, le mode de vie et les antécédents de santé.
Il semble ne pas exister d’agent extérieur ou de remède ayant autant d’influence sur l’état de santé physique et moral que la lumière du soleil. En tout cas, les résultats des études scientifiques récentes appuient cette hypothèse.

 

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Le soleil : ses bienfaits sur la santé et le bien-être en 7 points

1. La stimulation de la production de vitamine D : le rôle le plus connu

Selon une étude récente, une exposition de 30 minutes en maillot de bain permet d’atteindre en moyenne les niveaux suivants de vitamine D : 50000 UI chez la plupart des personnes à peaux blanches ; 20000 à 30000 UI chez les personnes bronzées ; 8000 à 10000 UI chez les personnes à peau foncée. La peau des habitants natifs des pays peu ensoleillés est originellement plus blanche que celle des personnes habitant les pays tropicaux pour qu’elle soit en mesure de bénéficier d’un maximum d’ensoleillement afin de synthétiser ce qu‘il lui faut en vitamine D. Cette dernière, produite par les couches profondes de notre peau grâce aux rayons du soleil, joue notamment un rôle majeur dans la santé des os (prévention du rachitisme, de l’ostéoporose), des articulations, de l’immunité, de la santé cérébrale, dans la régulation de l’hypertension artérielle (plus fréquente en hiver), minimisant le risque d‘infarctus. Le soleil permet à la peau de synthétiser environ 70 % de la vitamine D indispensable. Le déficit en vitamine D est l’un des plus répandus dans la population, affectant toutes les tranches d’âge.

2. Une action sur les maladies de peau

Selon l’OMS, l’exposition au soleil peut intervenir dans le traitement de plusieurs troubles cutanés (psoriasis, eczéma, acné). La photothérapie, qui consiste à exposer la surface cutanée lésée aux ultra- violets A ou B, occupe une place intermédiaire dans la stratégie thérapeutique (1). L’exposition aux UVA et UVB favorise l’expression du PRGC (peptide relié au gène calcitonine), puissant neuropeptide qui module des cytokines et intervient dans la tolérance immunologique (2).

3. Une action sur la régulation de l’immunité

L’exposition aux UVA et UVB peut avoir des effets sur le contrôle direct de l’immunité (immunodépresseurs directs) par la régulation positive des cytokines (TNT-a et IL-10) et l’augmentation de l’activité des cellules T régulatrices qui ont la mission d’éliminer les cellules T auto-réactives. Ces mécanismes peuvent être impliqués dans le contexte préventif des manifestations auto-immunes (2).

4. Les bienfaits de la lumière solaire sur le taux de mélatonine et le sommeil

L’être humain est programmé pour vivre à l’extérieur quand le soleil brille et se mettre à l’abri après le coucher du soleil. La mélatonine est secrétée par la glande pinéale pendant les heures nocturnes et sa production cesse à la lumière du jour. Elle régule les rythmes circadiens de l’organisme, jouant également un rôle clé contre l’inflammation, l’infection et l’auto-immunité selon une étude de Current Opinion in Investigational drugs de mai 2006. Enfin, elle corrige les dommages de la peau induits par les rayons UV, selon une étude parue dans la revue Endocrine (Juillet 2005) (2).

Une exposition dès le matin à la lumière du soleil favorise une production nocturne de mélatonine intervenant plus tôt, ce qui facilite l’entrée dans le sommeil. L’avancement de la phase de rythme de la mélatonine causée par l’exposition de notre corps à la lumière vive du matin apparaît efficace contre l’insomnie, le syndrome prémenstruel et le trouble affectif saisonnier (SAD) (2).
La production de mélatonine montre également une variation saisonnière corrélée avec la disponibilité à la lumière et s’établit pour une période plus longue en hiver qu’en été.
Avec la tendance contemporaine prédisposant à une activité à l’ombre et à un mode de vie nocturne, la production nocturne de mélatonine est compromise. « La lumière que nous recevons en étant à l’extérieur sur une journée d’été peut être mille fois plus importante qu’en travaillant à l’intérieur » selon un chercheur de l’université du Texas Health Science Center, Mr Russel J. Reiter. Pour cette raison, il est important que les gens travaillant à l’intérieur sortent périodiquement, et que l’on dorme dans l’obscurité totale. Cela peut avoir un impact majeur sur les rythmes de la mélatonine et entraîner une amélioration de l’humeur, de l’énergie et de la qualité du sommeil (3). Le port permanent et excessif des lunettes de soleil, pour sacrifier à la mode, est susceptible de limiter l’accès des yeux à la lumière solaire et modifier ainsi les rythmes de la mélatonine.
La glande pinéale (ou épiphyse) correspond analogiquement à notre soleil intérieur et elle ne peut percevoir la lumière du soleil que comme une alliée pour son propre équilibre et celui de tout notre corps.

5. L’action de la lumière du soleil sur la sérotonine et le moral

Le précurseur de la mélatonine, la sérotonine, est naturellement dépendant de l’exposition à la lumière du jour. Normalement produite pendant la journée, la sérotonine est convertie seulement en mélatonine dans l’obscurité. Alors que les niveaux de mélatonine élevés correspondent à des nuits longues et des journées courtes, les niveaux de sérotonine élevés en présence de mélatonine reflètent nuits courtes et longues journées. Les niveaux élevés de sérotonine entraînent une humeur plus positive et une attitude mentale calme et concentrée. En effet, le trouble affectif saisonnier est lié à des niveaux bas de sérotonine pendant la journée, ainsi qu’à un retard de phase dans la production de mélatonine nocturne. Il a été constaté récemment que la peau des mammifères peut produire la sérotonine et la transformer en mélatonine, et que de nombreux types de cellules cutanées ont des récepteurs pour la sérotonine et la mélatonine (4).
L'amélioration de l'humeur et du niveau d'énergie est aussi un bénéfice lié à la lumière solaire. Le fait que les gens se sentent mieux avec un beau bronzage explique en partie ce phénomène. Un rapport sur les attitudes des jeunes adultes en rapport avec le bronzage a révélé que 81% des personnes en 2007 ont estimé qu'un bronzage améliore l’apparence, alors que seulement 58% des personnes en 1968 ont tenu les mêmes propos (6). L’amélioration de l’humeur semble reposer sur une formule gagnante : exposition à la lumière du soleil (7) + bronzage (8). Le hâle naturel traduit la bonne santé et la favorise.


6. La lumière du soleil et l’équilibre mental

Selon plusieurs études, une diminution de l'exposition au soleil a été associée à une baisse de sécrétion de la sérotonine pouvant conduire à la dépression saisonnière. Nous sommes davantage susceptibles d'éprouver des troubles affectifs saisonniers (SAD) en hiver, quand les jours sont plus courts et les nuits sont plus longues (2-5-6-7-8). Les séances de photothérapie (thérapie de la lumière) peuvent être recommandées pour stimuler le cerveau afin d’augmenter le taux de sérotonine et réduire la production de mélatonine en excès (9).
L'exposition au soleil peut également être bénéfique à ceux qui souffrent de dépression non saisonnière, de trouble dysphorique prémenstruel, et chez les femmes enceintes souffrant de dépression, selon le Journal of Psychiatry & Neuroscience. Les troubles liés à l'anxiété et les crises de panique sont également associés à l'évolution des saisons et à la réduction de la lumière du soleil (5).
Dans le contexte des troubles psycho-comportementaux et de dépendance, parmi les traitements actuellement testés, on retrouve la luminothérapie et l’administration de mélatonine. Ces deux thérapies permettent de resynchroniser le rythme circadien et par ce biais amélioreraient les troubles cognitifs, les troubles de l’humeur et du comportement, ainsi que l’autonomie et les perturbations du sommeil. Les résultats de cette étude ont mis en évidence un moindre déclin cognitif et une moindre perte d’autonomie chez les sujets sous luminothérapie. La mélatonine était bénéfique pour les troubles du sommeil, mais devait être associée à la luminothérapie pour que l’on retrouve un bénéfice sur les troubles de l’humeur et la nervosité (4-7).

 

7. La lumière du soleil et la prévention du cancer

Fotolia_85962939_SUne exposition modérée à la lumière du soleil semble avoir des avantages dans un cadre préventif du cancer. Selon une étude de « Environmental Health Perspectives », les personnes vivant dans des zones bénéficiant d’une durée moindre de la lumière du jour sont plus exposées à un certain nombre de cancers que les personnes vivant dans des régions plus exposées au soleil durant la journée. Ce constat concerne les localisations suivantes : colon, ovaires, prostate, pancréas et maladie de Hodgkin (2-10).
Si le cancer de la peau est associé à une exposition excessive aux UV, d’autres types de cancer pourraient résulter d’un déficit d’ensoleillement, ce qui confirme l’étude précédente. Ainsi les personnes vivant à des latitudes plus élevées voient leur risque de mourir d’un lymphome de Hodgkin, ainsi que de cancers du sein, de l’ovaire, du côlon, du pancréas, de la prostate notamment, par rapport à celles vivant à des latitudes plus basses.
Un essai clinique conduit sur une période de 4 ans chez les femmes post-ménopausées du Nebraska a confirmé l’incidence d’un apport majoré de vitamine D3 (2 à 4 fois la dose de référence de 200 à 600 UI) sur la réduction notable de 50-77 % des taux de cancers (American Jpopurnal of Clinical Nutrition, juin 2007). (8-11).
Une étude rapportée par Marianne Berwick, épidémiologue à l’Université du Nouveau Mexique, révèle que l’exposition continue solaire élevée est liée à une augmentation des taux de survie chez les patients atteints d’un mélanome à un stade précoce. (Journal de l’institut national du cancer de février 2005) (2)


Bibliographie

(1) François Pillona, (Pharmacologue), Jacques Buxeraud (Professeur des Universités, professeur de chimie thérapeutique), Prise en charge du psoriasis par la photothérapie, une alternative, Actualités Pharmaceutiques , Volume 54, Issue 548, September 2015, Pages 33–35
(2) M. Nathaniel Mead, Benefits of Sunlight: A Bright Spot for Human Health, Environ Health Perspect. 2008 Apr; 116(4): A160–A167.
(3) Hester EJ, Heilig LF, D’Ambrosia R, et al. Compliance with youth access regulations for indoor UV tanning. Arch Dermatol. 2005;141(8):959–62

(4) S. Laborie, Effets de la lumière vive et de la mélatonine sur les fonctions cognitives et non cognitives, Les cahiers de l'année gérontologique, September 2010, Volume 2, Issue 3, pp 194-198
(5) Raja K. Sivamani, MSa, Lori A. Crane, PhD, MPH, Robert P. Dellavalle, MD, PhD, MSPH, The Benefits and Risks of Ultraviolet Tanning and Its Alternatives: The Role of Prudent Sun Exposure, Dermatologic Clinics, Volume 27, Issue 2, April 2009, Pages 149–154
(6) Robinson JK, Kim J, Rosenbaum S, et al. Indoor tanning knowledge, attitudes, and behavior among young adults from 1988–2007. Arch Dermatol 2008;144(4):484–8. (PubMed: 18427042)
(7) Wirz-Justice A, Graw P, Krauchi K, et al. ‘Natural’ light treatment of seasonal affective disorder. J Affect Disord 1996;37(2–3):109–20. (PubMed: 8731073)
(8) Hillhouse J, Stapleton J, Turrisi R. Association of Frequent Indoor UV Tanning With Seasonal Affective Disorder. Arch Dermatol 2005;141(11):1465. (PubMed: 16301398)

(9) Cokkinides VE, Weinstock MA, O’Connell MC, et al. Use of indoor tanning sunlamps by US youth, ages 11–18 years, and by their parent or guardian caregivers: prevalence and correlates. Pediatrics. 2002;109(6):1124–30
(10) Giovannucci E. Epidemiological Evidence for Vitamin D and Colorectal Cancer. Journal of Bone and Mineral Research. 2007;22(s2):V81–V5

(11) Moan J, Porojnicu AC, Dahlback A, et al. Addressing the health benefits and risks, involving vitamin D or skin cancer, of increased sun exposure. Proc Natl Acad Sci U S A. 2008;105(2):668–73

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