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Bien que présentant de nombreux bienfaits, une exposition excessive aux rayons du soleil peut présenter des risques majeurs, voir irréversibles sur le corps et sur l’état de santé général d’un individu. C’est pourquoi il est important de comprendre les enjeux d’une exposition solaire pour en tirer tous les bénéfices sans risques pour notre santé.

1. Le cancer de la peau

Les risques de cancer de la peau liés à une exposition excessive au soleil sont largement étudiés et cartographiés. Les principales formes de cancer de la peau : mélanome, carcinome basocellulaire et carcinome spinocellulaire sont en grande partie attribuables à une exposition excessive aux UV et deviennent de plus en plus fréquents dans le monde entier, mais en particulier parmi les populations blanches, et cette répartition a été constatée notamment en Australie et Nouvelle-Zélande (2).
Il est avéré que l’interaction du rayonnement UV et du type de peau joue un rôle important dans la formation d’un mélanome. La mortalité est la plus élevée dans les pays géographiquement proches de l’Équateur, où l’intensité des UV est la plus grande. L’incidence des mélanomes chez les individus à peaux de couleurs claires (phototypes I à III) est plusieurs fois plus élevée que celle des mélanomes affectant les types de peau plus foncés (types IV à VI). La partie UVB du spectre semble principalement impliquée. Des facteurs liés au mode de vie générant une quantité excessive de radicaux libres oxydatifs interviennent nécessairement.

Mais il y a un fait majeur à retenir, qui donne un éclairage sur les effets du soleil : selon une étude menée par Holick, publiée en juin 2003 dans le « Journal of investigative Dermatology (1), la plupart des mélanomes se produisent sur les zones corporelles les moins exposées au soleil, et l’on peut même constater que l’exposition à la lumière dans un cadre professionnel, régulière et non concentrée sur une courte période, réduit le risque de mélanome. Par contre, la peau d’une personne soumise à un mode de vie confiné la plus grande partie de l’année a plus de chance de subir des altérations et lésions si l’exposition au soleil est forte et concentrée sur une courte période. La présence importante de radicaux libres jointe à la montée massive et intempestive de toxines au niveau cutané pourrait offrir un modèle d’interprétation qui reste à démontrer par des études cliniques. Un mode de vie équilibré conjuguant un bon sommeil, une activité physique régulière, une alimentation offrant une large part aux aliments vivants et non industriels, riche en substances antioxydantes, l’abstention du tabac et autres polluants de l’environnement s’avère participer d’une hygiène préventive au long cours face au risque solaire.

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2. Le photo-vieillissement et le rôle du stress oxydatif

Le vieillissement de la peau est le résultat de deux phénomènes qui se superposent :

  • le vieillissement génétiquement déterminé, chronologique, intrinsèque, propre à chaque individu et on l’accueille avec plus ou moins de fatalisme ou de sérénité, cette dernière vertu étant particulièrement recommandée en matière de bien-être.
  • le photo-vieillissement, quant à lui, est un processus cumulatif se manifestant par des modifications dégénératives du système de soutien de la peau dues à l’exposition aux rayons ultraviolets, notamment dans les parties du corps exposées le plus fréquemment au soleil, avec génération cutanée de radicaux libres, en particulier sur le visage, la nuque et les bras.

Une séquence complexe de réponses moléculaires spécifiques endommageant le tissu conjonctif se met en place, selon les travaux de Sjerobabski, Masnce i1, Pdujes. Au cours de l’irradiation chronique aux UV, une oxydation irréversible des chaînes latérales de certains acides aminés se produit. Les différentes cellules cutanées sont affectées : kératinocytes, mélanocytes, fibroblastes et les cellules endothéliales. Les tissus cutanés présentent alors des rides plus ou moins profondes, une perte d’élasticité et de résistance, de la rugosité, de la sécheresse, des pigmentations irrégulières, des kératoses actiniques, des télangiectasies, un développement des tumeurs cutanées bénignes et malignes.
La peau burinée des marins, des montagnards, des baroudeurs émérites est souvent représentative du photo-vieillissement dû à une exposition importante aux rayonnements solaires. Sans céder à la tentation de citer quelques noms qui viennent à l’esprit, les photos de célébrités ayant abusé du soleil en témoignent également, à l’inverse des visages immaculés d’actrices prudentes et miraculeusement préservées des rayons solaires, voire du temps qui passe. Il fut un temps où le bronzage n‘était pas de mode.
L’augmentation du temps de loisir, les vacances au soleil, le sport de plein air, rendent nécessaire une réflexion sur les dommages cutanés induits par les ultraviolets et la manière de les minimiser. Cela est d’autant plus urgent que les dommages oxydatifs (selon les travaux de Burke) se combinent avec les autres polluants urbains de l’environnement et notamment la fumée des cigarettes, les gaz d’échappement, divers toxiques…
Le photo-vieillissement est donc bien différent du vieillissement dû à l’âge, et résulte d’une protection imparfaite contre le stress cumulatif des radicaux libres produits par une exposition répétée et chronique aux rayonnements ultraviolets. Il est plus perceptible chez les personnes de phototype I et II et moins important chez les personnes de peau foncée.
L'épiderme et le derme sont tous deux affectés par les UVB, mais le derme est également affecté de manière significative par les UVA.
Il faut bien comprendre que la peau, organe de l’échange avec le monde extérieur, en contact permanent avec l’oxygène, et plus ou moins avec les UV, est l’un des organes cibles préférentiels pour le stress oxydatif dû à la lumière et l’environnement. Les travaux d’un chercheur japonais, Miyachi, ont mis en évidence la transformation structurelle et fonctionnelle des composants de la peau. Les antioxydants naturels de source végétale et alimentaire semblent être selon cet auteur déterminants pour réguler le photo-vieillissement. Lors de courtes, mais intensives expositions aux rayons du soleil, pensez à protéger votre peau pour limiter les dommages cutanés dur le long terme.

 

Bibliographie
(1) M. Nathaniel Mead, Benefits of Sunlight: A Bright Spot for Human Health, Environ Health Perspect. 2008 Apr; 116(4): A160–A167.
(2) Moan J, Porojnicu AC, Dahlback A, et al. Addressing the health benefits and risks, involving vitamin D or skin cancer, of increased sun exposure. Proc Natl Acad Sci U S A. 2008;105(2):668–73

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