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Les dérèglements immunitaires sont au cœur des maladies chroniques, qui touchent plus d’un tiers de la population française. Je vous invite aujourd’hui à une lecture particulière de ces dérèglements qui nous mènera à la découverte de 3 profils souvent rencontrés en consultation. Vous pourrez ainsi proposer, en plus des manœuvres d’hygiène vitale, une modulation immunitaire parfaitement adaptée !

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Le système immunitaire est le garant de notre homéostasie. Dès lors que cet équilibre intérieur se perd, c’est que l’immunité a été dépassée ou qu’elle s’est emballée. Ces déséquilibres vont générer des réponses différentes selon les individus, notamment en fonction des voies de signalisation empruntées. Ainsi, qu’elles soient microbiologiques, physico-chimiques, neuro-hormonales ou métaboliques, ces voies nous invitent à envisager une modulation sous l’angle de chacune d’entre elle.

La frontière entre l’immunité innée et l’immunité adaptative apparaît de moins en moins opaque : la réponse innée oriente superbement la réponse adaptative. La transition entre ces deux mondes adjacents s’opère, sur la base des modules induits, selon trois types de signalisation : la signalisation cytokinique, la signalisation redox et la signalisation lipidique. Ces différentes voies de communication vont nous permettre de déterminer autant de types de profils.

A chaque voie de signalisation son profil 

 

> La signalisation cytokinique et le profil immunodéficient



Si nous devions peindre le portrait de ce profil, nous verrions qu’il a quelques traits de caractère bien particulier :

• L’immunodéficience ou immunosénescence, au niveau inné voire humoral ;

• La rupture des modules constitutifs et induits : dysbiose, hyperperméabilité intestinale ou encore emballement cytokinique ;

• Une prédisposition aux infections, notamment aux infections chroniques, voire persistantes : candidose, borréliose, herpès, infections chroniques à Staphylocoque…

Ces infections froides favorisées par une déficience de l’immunité vont entretenir une inflammation de bas grade qui pourra être réactivée par la rencontre avec un nouvel agent pathogène. Dans ce cas, l’organisme tente de compenser cette déficience en exacerbant sa réponse cytokinique (c’est la fameuse tempête cytokinique !).

neurones

Cela se produit sous l’ordre d’un facteur de transcription bien connu, le NF-kB, qui assure la réponse inflammatoire, indispensable au maintien de la vie et de l’homéostasie. Il induit l’expression de cytokines pro-inflammatoires et d’enzymes dans le but d’assurer la survie des cellules et leur prolifération. Les grands modulateurs du NF-kB sont des récepteurs nucléaires hormonaux, sensibles aux hormones stéroïdes, mais aussi les récepteurs à la vitamine D (VDR) et à la vitamine A (RAR), micronutriments indispensables au bon fonctionnement immunitaire.

NF-kB peut littéralement s’emballer :


    •  Avec l’activation des voies des MAP kinases, des voies de prolifération cellulaire largement étudiées dans le cancer ;
    •  Avec l’activation des inflammasomes qui amplifient grandement le message inflammatoire (par la synthèse d’IFN-γ). Ils peuvent être activés par les endotoxines, très présentes dans les infections persistantes, mais aussi par la présence de cristaux d’acide urique ou de cholestérol, surcharges chères aux naturopathes !

Bien que cela paraisse contradictoire, une déficience immunitaire peut donc entraîner une réaction cytokinique excessive, notamment par la voie de ces inflammasomes !

gif-bouclier-loricaEn résumé : une déficience immunitaire va favoriser l’installation d’infections (chroniques ou persistantes). Les endotoxines (LPS) liées à ces infections et les surcharges cristalloïdales liées au terrain vont activer les inflammasomes et, ainsi, amplifier l’inflammation. NF-kB flambe, générant une tempête inflammatoire incontrôlable dans un organisme qui met tout en œuvre pour compenser sa déficience initiale.


Nous retrouvons ce type de fonctionnement chez les personnes qui ont eu de mauvaises réactions au SARS-CoV-2 (tempête cytokinique) ou encore chez celles qui ont développé des maladies chroniques d’ordre métaboliques, hormonales (endométriose), cardiovasculaires, respiratoires (dans les BPCO notamment) voire neuro-inflammatoires ou neurodégénératives. Le facteur stress est souvent fondamental chez elles.

Après avoir réduit les facteurs environnementaux et optimisé l’hygiène de vie, voici les clefs d’accompagnement à mettre en place :


    • Moduler l’immunité en optimisant l’organisation fonctionnelle et structurale du génome et des récepteurs nucléaires avec de la vitamine D, de la vitamine A, du zinc et du sélénium ;
    • Stimuler l’immunité si nous sommes face à une problématique microbiologique : griffe de chat, échinacée, cyprès…
    • Neutraliser les inflammasomes si nous sommes dans une réponse cytokinique exacerbée : andrographis, algues brunes, curcumine, resvératrol…

Carte d’identité du profil n°1

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> La signalisation redox et le profil oxydatif

Selon que le taux de radicaux libres est équilibré ou trop élevé, on parle respectivement de biologie redox ou bien de stress oxydatif. En effet, le but de l’inflammation est de recruter les cellules immunitaires mais aussi de passer d’une étape à l’autre du plan savant qui nous permet de préserver et de retrouver notre homéostasie : de la résistance à la défense et de la maintenance à la réparation. Les radicaux libres sont indispensables pour assurer le bon déroulement de ce programme métabolique.


Ce deuxième profil est caractérisé par une ingérence du processus d’oxydation dans l’organisme. Cela s’exprime à travers :

    • Une exposition importante aux xénobiotiques (polluants, médicaments…) et/ou un défaut de détoxication ;
    • Une atteinte fonctionnelle du système digestif, avec dysbiose et hyperperméabilité intestinale ;
    • L’expression de troubles inflammatoires digestifs, hypoxiques (fibromyalgie), de maladies auto-immunes (orientées par la génétique : polyarthrites rhumatoïdes, spondylarthropathies…) ou neuro-inflammatoires (Alzheimer et autres maladies neurodégénératives…).


Deux facteurs de transcription nous intéressent particulièrement ici : AhR et Nrf2


Zoom sur AhR :

Le premier intervient surtout dans la modulation du système intestinal. Il s’associe à des ligands aussi bien exogènes qu’endogènes, ce qui le rend facilement modulable. Parmi ces ligands, on trouve :

    • Des toxines environnementales telles que les dioxines, polluants organiques persistants dans l'environnement ;
    • Des molécules endogènes et alimentaires comme les flavonoïdes et les glucosinolates, contenus dans les légumes de la famille des Brassicacées.


L’altération d’AhR entraîne une dégradation importante des tissus lymphoïdes intestinaux et du microbiote, avec une augmentation de la population bactérienne pathogène et une sensibilité accrue aux infections.

schema-1-lorica

https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2012/03/medsci2012283p255/F1.html
 
L’orientation cytokinique des cellules lymphoïdes innées de type 3 (ILC3), intimement liées à AhR, va considérablement influencer la signalisation au niveau des muqueuses intestinales :

    • En produisant des IL-17, cytokines impliquées dans les processus inflammatoires de certaines maladies auto-immunes ;
    • En produisant des IL-23, cytokines identifiées dans la réaction inflammatoire du psoriasis par exemple ;
    • En entraînant une insuffisance en IL-22. Or, dans les tissus intestinaux, cette cytokine induit dans les cellules cibles la sécrétion de peptides antimicrobiens (PA) et de protéines impliquées dans la formation de mucus. Cela va avoir un impact sur l’intégrité et la protection de la muqueuse intestinale, la régulation au niveau de la fucosylation. Elle protège également ces cellules contre l’apoptose et stimule leur prolifération, protégeant ainsi les tissus.


De plus, lorsque AhR est trop stimulé, lors de fortes expositions aux xénobiotiques par exemple, il va induire la détoxification au niveau hépatique de manière disproportionnée entre les phases I et II. Les métabolites intermédiaires, largement abondants alors, vont être très délétères pour l’organisme, voire potentiellement cancérigènes à terme.


Pour rétablir l’équilibre, trois leviers (au moins !) s’offrent à nous :

    • Vérifier l’axe du stress et apporter du tryptophane. Le tryptophane est un acide aminé essentiel transformé par certaines bactéries du microbiote en dérivés indoles nécessaires à l’activation d’AhR. Le tryptophane est également indispensable à la synthèse de sérotonine ;
    • Agir sur l’interface digestive, notamment sur la muqueuses intestinale et l’équilibre du microbiote. En effet, certaines espèces bactériennes et leurs métabolites (les AGCC comme le butyrate, par exemple) sont indispensables à la modulation d’AhR au niveau des cellules intestinales humaines ;
     • Activer Nrf2.


Zoom sur Nrf2 :

Nrf2 est un facteur de transcription qui a la capacité exceptionnelle d’activer des centaines de gènes. Encore plus fascinant, la plupart de ces gènes ont un rapport direct avec la protection contre le stress oxydant. C’est ainsi que les gènes cibles de Nrf2 codent pour des enzymes antioxydantes et des protéines impliquées dans la détoxification des xénobiotiques (en activation des enzymes de phase II), la réparation et l'élimination des protéines et des organites endommagés, ainsi que la fonction mitochondriale.


Nrf2 intervient surtout dans la modulation de l’inflammation neuronale. Ses activateurs sont nombreux : sulforaphane, curcumine, resvératrol, anthocyanine, quercétine, acide alpha lipoïque, gingko biloba… Stimuler Nrf2 favorise son activité antioxydante, mais aussi son activité anti-inflammatoire car celui-ci réduit l’activité de NF-kB.


Il faut garder à l’esprit que notre niveau de radicaux libres est déterminant pour notre immunité :

    • Juste comme il faut : c’est l’homéostasie ;
    • En excès : c’est le risque de déclencher une auto-immunité par l’intermédiaire des cellules auto-réactives (celles qui portent les récepteurs à antigènes);
    • En insuffisance : cela entraîne une immunosuppression.


Dans ce dernier cas et lors de risques infectieux, la supplémentation en antioxydants est à proscrire. En revanche, dans les maladies auto-immunes et les états pré-auto-immuns, l’apport d’antioxydants est absolument nécessaire. Les dosages doivent être physiologiques pour éviter tout risque de prolifération de cellules anormales, le cas échéant.

Carte d’identité du profil n°2

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> La signalisation lipidique et le profil métabolique

Ce dernier profil correspond aux personnes où prédomine l’inflammation de bas grade et qui manquent de capacité de résolution. Typiquement, nous retrouvons ce profil dans les maladies métaboliques : diabète de type II, maladies cardiovasculaires, neuro-musculaires, NASH… et maladies prolifératives. Si cette inflammation perdure et évolue, il en émerge une fois encore une rupture de tolérance, faisant le lit des maladies auto-immunes devenues libres de s’exprimer dans un terrain génétique qui leur est favorable.


La signalisation lipidique est une plaque tournante des maladies chroniques en tant que :

    • Premiers messagers (éthers…) et seconds messagers (oxylipines…) ;
    • Ligands nutritionnels et métabolites alimentaires ou issus du microbiote (AGCC) ;
    • Ligands des récepteurs nucléaires (AL, ALA, EPA/DHA…), utiles à la régulation transcriptionnelle.


Le bon équilibre de la signalisation métabolique est donc lié :

    • À des facteurs nutritionnels et des éléments de métabolisation de ces facteurs nutritionnels : AGPI, AGMI, endocannabinoïdes…
    • À des éléments de métabolisation d'autres substrats : AGCC (acides acétique, propionique et butyrique) ;
    • Mais aussi à la qualité des acides biliaires : toute perturbation au niveau signalisation et équilibre des acides biliaires peut entretenir, voire précipiter une perte de tolérance.


Schématiquement, résoudre l’inflammation implique un changement de voie : de l’acide arachidonique vers des molécules issues des acides gras poly-insaturés (AGPI) oméga-3. En apportant ces acides gras à l’organisme, nous ne bloquons pas l’inflammation (anti-inflammatoire) : nous soutenons sa résolution.

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Cascade enzymatique du métabolisme des acides gras essentiels.

 

En effet, les AGPI oméga-3 régulent l’expression de gènes en se fixant à des membres de la superfamille des récepteurs nucléaires tels que les PPAR (peroxisome proliferator-activated receptor), RXR (retinoid X receptor), LXR (liver X receptor), FXR (farmesoid X receptor)…, impliqués principalement dans la régulation du métabolisme lipidique et l’inflammation. Ces molécules jouent un rôle fondamental dans les processus de résolution de l'inflammation et le retour à l'équilibre car, en plus de résoudre l’inflammation, elles protègent les organes vis-à-vis d'une atteinte collatérale et stimulent l'élimination des cellules et résidus inflammatoires.


Au niveau des récepteurs nucléaires, nous nous assurerons de leur fonctionnalité grâce à un métabolisme lipidique équilibré, mais aussi grâce à d’autres éléments auxquels ils sont sensibles :

• Les polyphénols ou autres molécules de type alcaloïdes (resvératrol, quercétine, curcumine…) pour les PPAR ;
• La taurine pour LXR ;
• Les acides biliaires pour FXR…


Les alkylglycérols sont également très intéressants sur ce type de terrain, pour leurs propriétés antiprolifératives et antiangiogéniques. De plus, leur capacité de s’incorporer dans les phospholipides de la membrane cellulaire permet non seulement de modifier la signalisation cellulaire (production de seconds messagers) mais aussi de protéger les cellules nerveuses en renforçant la structure de la myéline.


Par ailleurs, l’apport de fibres va permettre à nos bactéries saprophytes de synthétiser des acides gras à courtes chaînes (AGCC). Ces acides participent à la bonne santé intestinale mais aussi hépatique. 20 % de ces AG vont se transformer en glucose, soulageant le foie de son dur labeur de glycogénolyse ! Le fait d’apporter des fibres en quantité suffisante dans l’alimentation va également ralentir l’absorption des glucides, fait souvent appréciable sur ce type de terrain.

 

Carte d’identité du profil n°3

lorica-profil-3

 

 

Ce qu’il faut retenir


Bien sûr la réalité est plus complexe que cela et la description de ces profils allégoriques constitue autant d’avatars qui dessinent une grille de lecture visant à pousser votre réflexion. Ces profils peuvent s’entremêler ou constituer des étapes d’un processus dégénératif qui ne demande qu’à être redressé ! Pour moduler l’immunité en agissant sur la transduction du message immunitaire en fonction des différents profils, assurez-vous de satisfaire cette base commune :

    • Tenir compte de ce qu’on ne peut pas changer, en identifiant les facteurs de risques non modulables, comme la génétique ou les facteurs environnementaux qui ont eu un impact sur le développement du fœtus pendant la grossesse ;
    • Réduire ce qui est réductible, en optimisant l’hygiène de vie, c'est-à-dire en réduisant les facteurs environnementaux lorsque cela est possible mais aussi en optimisant la signalisation nerveuse, endocrinienne et métabolique dont les messagers vont potentiellement entretenir voire amplifier une réponse immunitaire inadaptée ;
    • Moduler ce qui peut l’être en agissant directement sur la signalisation immunitaire. Ces molécules peuvent être de natures nutritionnelles (issues de l’alimentation) et surtout métaboliques (issues de la transformation par le microbiote, comme les acides gras à courte chaîne par exemple).


La modulation des signaux de transduction commence par le fait de s’assurer que les récepteurs nucléaires ont une capacité structurelle de bien fonctionner, grâce à la vitamine A et la vitamine D. Ce sont des éléments essentiels à la bonne lecture et à la bonne transduction du génome. D’autres nutriments, comme le zinc et le sélénium, sont essentiels à la stabilité. En naturopathie, une importance toute particulière est accordée à la détoxication et au soutien du foie et des autres organes émonctoires : détoxication des xénobiotiques, des messagers inflammatoires et des diverses surcharges favorisant l’émergence de ces déséquilibres immunitaires.

Notre réponse immunitaire ne dépend pas d’un virus, mais de nos hormones, des polluants qui arrivent à l’intérieur de notre corps, mais aussi de l’immunométabolisme, c'est-à-dire de l’alimentation et de tout ce qui est transformé au niveau du microbiote.

Veiller à l’équilibre de cet écosystème et à l’homéostasie de l’organisme est sans doute la clef d’une immunité harmonieuse !

 

   MM

Maeva MENE
Naturopathe-Iridologue certifiée OMNES et formatrice
Conseils en Aromathérapie et Fleurs de Bach
Tel : 07 66 63 53 88

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Illustrations @Adobestock.

 

 

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