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A l ’époque de Molière et de la caricature du malade imaginaire, la médecine très inspirée du prince des médecins, Hippocrate, prescrivait forces purgations, clystères, saignées, diètes, techniques dérivatives en tous genres pour permettre au corps de purifier les humeurs. Aujourd’hui, le nombre de centres de jeûne témoigne du désir de se nettoyer pour recouvrer la santé. Le Grand fabuliste Jean de La Fontaine pourrait écrire :

“ Vous mangiez, vous en étiez fort aise, eh bien, jeunez à présent “ cigale-fourmi

 

Naturellement l’organisme met en œuvre des manœuvres de détoxication faisant appel aux émonctoires dotés d’épithéliums comme l’intestin, les poumons, la peau, les reins et en particulier le foie, deuxième organe le plus actif après le cerveau, sorte de couteau suisse aux multiples fonctions parmi lesquelles la détoxification des toxines endogènes et exogènes.

Chacun connait le mythe de Prométhée traduction : le prévoyant et son frère Epiméthée traduction l’imprévoyant : Zeus ayant privé les hommes du feu qui leur permet de cuire les aliments et de « sortir » de l’animalité, le bienfaiteur Prométhée dérobe le feu au char solaire pour le restituer aux hommes. Sous la colère, Zeus offre la première femme Pandore à Epiméthée un peu nigaud qui ouvre la jarre de Pandore contenant la maladie, la mort et le travail, ces maux que l’humanité ne connaissait pas encore. Quant à Prométhée, Zeus le fait enchainer au sommet d’un mont du Caucase, où un aigle, chaque jour, lui dévore le foie... qui se régénère le lendemain. Le fils de Prométhée, Héraclès, passant par le Caucase, tue l’aigle et libère le titan.

 

Et en effet, les cellules hépatiques sont aptes à se régénérer après une résection chirurgicale et, en cas de greffe du foie, un greffon permet de rétablir la fonction hépatique de 3 personnes. Dans l’antiquité, il était considéré comme « le siège de la puissance divine et de sa gloire » mais aussi le siège des émotions et de l’âme humaine.
Au XVIème siècle, en Angleterre, les sujets de la reine Elisabeth première, la désignaient comme le « foie » de l'État et non comme le chef de l'État.

foie

On ne peut s’empêcher de rapprocher le mythe de Prométhée de la vision de la médecine chinoise où la coloration émotionnelle négative du foie est la colère, la frustration, la rancœur et l’on évoque d’ailleurs le « feu » du foie en cas d’excès d’énergie dans l’organe. Son rôle est identifié à celui d’un général d’armée, puissant, voire autoritaire, mais téméraire et courageux. Et comme c’est un stratège, il conceptualise tous les plans de bataille de manière intelligente et méthodique en utilisant la grande sagesse de la vésicule biliaire qui est, en quelque sorte, son conseiller stratégique. Son déséquilibre est source de 90% des pathologies et il contrôle en effet le drainage et la dispersion de l’énergie dans cinq domaines :

Le mental et les émotions
La digestion et l’assimilation
La sécrétion et l’élimination de la bile
La circulation des liquides physiologiques
La circulation du sang menstruel

Mais que nous enseigne la physiologie occidentale quant à ses pouvoirs fonctionnels prodigieux.

La détoxification est une fonction globale totalement indispensable à la vie et variable d’un individu à l’autre ; c’est un travail qui sollicite 80% de notre budget d’ATP, énergie certes renouvelable mais limitée en moyenne à une quarantaine de kilos par jour. Dans une société industrielle où l’homme a créé plus de 35 000 molécules nouvelles, le foie est soumis à rude épreuve, il a la possibilité :

  • Soit de dériver les déchets vers des tissus réservoirs, véritables sorties de secours : le tissu gras, le cerveau, la lymphe, les organes, les glandes telles la thyroïde, le milieu extra cellulaire ;
  • Soit de stocker les molécules indésirables : pesticides, insecticides, fongicides, polluants en tous genres, excès de lipides et fructose, métaux lourds bien que ces derniers aient une affinité pour le tissu gras mais aussi pour le microbiote.

Une question s’impose : quand et pourquoi détoxifier ?

  • En cas de dysbiose intestinale, d’inflammation chronique de bas grade appelée encore inflammation silencieuse ;
  • En cas de stress chronique ;
  • En cas de polymédication, de surexposition aux pollutions, accordons une pensée à ces jeunes femmes sous pilule contraceptive, fumeuses, buveuses de café et sodas variés, éprises des effets de l’alcool et des vodka Red bull ;
  • En cas d’insuffisance hépatobiliaire associée à des symptômes tels que reflux gastro œsophagien, dysphagie, difficulté de digestion des lipides, hypersensibilité alimentaire, eczéma, allergies variées, hémorroïdes, brouillard cérébral, déséquilibre hormonal : le foie ne fait pas mal mais se projette en maints endroits sur le corps ;
  • Suite d’une maladie infectieuse virale ou bactérienne ou fongique ;
  • Suite d’un vaccin, d’une anesthésie générale ;
  • Avant et après un amaigrissement : les adipocytes font office d’entrepôts de molécules chimiques relarguées lors d’un amaigrissement, 700 substances ont été découvertes dans le tissu adipeux de la population aux USA.

Absorption des toxiques 

Les voies d’absorption des toxiques sont multiples : l’ingestion, voie principale, en lien avec la motricité du tube digestif, la taille des particules, le pH du tube digestif, les interactions avec le microbiote. Les muqueuses nasales et cutanées sont deux autres portes d’entrée toxinique : gaz, aérosols, fumées, chlore, brome, allergènes, produits cosmétiques, etc. Parmi les polluants les plus préoccupants figurent les polychlorobiphényles PCB, les dioxines et furanes, les polybromobiphényles PBB et les diphényléthers PBDE.

18 millions de molécules chimiques sont répertoriées dont 150 000 d’usage industriel.
Toutes ces molécules toxiques sont transportées par le sang et la lymphe : les molécules hydrosolubles sont filtrées par les émonctoires sans passage hépatique mais les autres molécules doivent être transformées par le foie en molécules hydrosolubles facilement éliminables par les voies rénale et intestinale.

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L’effet cocktail de toutes ces molécules s’exerce au long cours et plus le corps est exposé à ces toxines, plus le système de détoxification s’épuise.


Les métaux lourds sont accueillis au niveau intestinal par le microbiote et cette rencontre modifie à la fois la composition et la qualité de ce dernier : plus la dysbiose est importante, plus la sensibilité aux infections augmente, plus le niveau de métaux lourds augmente.


ZOOM sur l’interaction microbiote métaux lourds

L’exposition aux contaminants alimentaires et environnementaux remodèle la maturation de l’axe cerveau-intestin-microbiote. La croissance et le développement de la petite enfance sont conditionnés par ces facteurs environnementaux et les femmes enceintes, les fœtus et les nourrissons sont particulièrement sensibles à l’exposition répétée même à faible niveau. Une étude récente de l’Environnemental Working group EWG a montré que le cordon ombilical d’un échantillon de bébés contenait plus de 200 molécules chimiques toxiques dont beaucoup procancérigènes. Les bébés naissent avec un foie congestionné et souffrent facilement d’affections gastrointestinales précoces Reflux gastroœsophagien RGO, difficultés à s’alimenter, sensibilités alimentaires, allergies.

Dame nature et Pères ascendants ne nous dotent pas tous d’une égalité de pouvoirs émonctoriels et, souvent, l’insuffisance fonctionnelle diminue toutes ses magnifiques fonctions hépatiques : cela commence par une alimentation non adaptée à sa constitution, une assiette et un air débordants d’agents polluants en tous genres, une dysbiose doublée d’une porosité intestinale et d’un stress chronique, suivies d’une inflammation silencieuse promotrice de radicaux libres. Ajoutons un polymorphisme génétique concernant une enzyme importante pour la détoxification et nous voilà en difficulté pour éliminer les toxines endogènes et exogènes. Il est donc grand temps de faciliter le travail quotidien du foie qui garde le silence mais n’en souffre pas moins.

En fonction de facteurs endogènes, les réactions de biotransformations peuvent donner naissance à des composés fortement réactifs, aptes à interagir avec des macromolécules biologiques : des protéines, lipides, acides nucléiques.

Le régime alimentaire occidental altère la muqueuse intestinale et induit une dysbiose, ce qui augmente l’exposition hépatique à des molécules contenues dans la paroi des bactéries Gram négatif comme Escherichia Coli, Helicobacter Pylori, appelées Lipopolysaccharides LPS. En cas de dysbiose doublée de porosité intestinale, la population de ces bactéries augmente, leurs LPS sont largués dans la lumière intestinale, se fixent sur des récepteurs intestinaux TLR4, traversent la muqueuse, gagnent le foie où les mêmes récepteurs les accueillent ce qui génère une cascade de cytokines inflammatoires et une inflammation hépatique.


La détoxification hépatique

Devant toutes ces substances endogènes et exogènes, le foie met en place les grandes manœuvres de détoxification : 3 phases se suivent permettant dans le meilleur des cas d’éliminer la charge toxinique et toxique.

1. Phase I

Les toxines endogènes et exogènes sont bio transformées en métabolites intermédiaires très toxiques MIT grâce à un système d’une trentaine d’enzymes : les cytochromes CYP P450, protéines contenant le noyau hème, capables d’oxyder des substances à l’aide de fer, de métaboliser une grande variété de xénobiotiques et 99 des médicaments.
Les enzymes CYP les plus abondantes sont CYP3A4 et CYP2D6, exprimées dans le foie mais aussi dans le tissu intestinal, remplissent de nombreuses fonctions notamment le métabolisme des stéroïdes, la désactivation des médicaments et des procarcinogènes, le métabolisme des acides gras, la détoxification des substances xénobiotiques et le catabolisme des composés exogènes. Elles sont modulées par plusieurs facteurs tels que l'alimentation, le genre, l’environnement, les expositions chimiques, les infections, les blessures, l’alcool, les médicaments.

Les modifications des enzymes CYP sont en cause dans la stimulation fréquente du système immunitaire après une infection et une inflammation ; le métabolisme des médicaments est compromis chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli après une inflammation ou une vaccination.

La formidable activité métabolique du microbiote est associée à son pool abondant d'enzymes CYP, qui catalysent les réactions de phases I et II du métabolisme des médicaments.
Les mutations ou d'autres défauts dans un ou plusieurs gènes des 16 familles des gènes CYP 450 sont responsables de maladies spécifiques à CYP450.

Parmi ces maladies :

  • une stéroïdogenèse aberrante ;
  • des défauts des voies des acides gras, du cholestérol et des acides biliaires ;
  • la dérégulation de la vitamine D ;
  • la dérégulation des rétinoïdes ainsi que des eicosanoïdes pendant la fécondation, l'implantation, l'embryogenèse, la fœtogénèse et le développement néonatal.

Certains médicaments ou plantes augmentent l'activité et la synthèse enzymatique des CYP : en particulier des antiinfectieux et des anticonvulsivants, le tabac, l’alcool en prise chronique.
L'augmentation de la quantité de CYP augmente le métabolisme, et donc l'élimination des médicaments, ce qui réduit leur temps de présence dans l'organisme. L'induction est progressive et atteint son maximum en 10 à 15 jours. De la même façon, cet effet disparait progressivement à l'arrêt de l'inducteur.

On connait par exemple le rôle du jus de pamplemousse, de citron vert, de pomelos, d’orange sanguine, de certains médicaments : macrolides antibiotiques en association avec les statines et générant des effets secondaires comme la Rhabdomyolyse dégradation du tissu musculaire, ou avec d’autres médicaments induisant des troubles mnésiques, des troubles de la vision, etc.

Phase dite intermédiaire

Pendant la première phase, une grande quantité de radicaux libre et de métabolites intermédiaires très dangereux sont produits et peuvent interagir avec des acides nucléiques.

C’est une phase qui nécessite des antioxydants puissants et efficaces.

2. Phase II de conjugaison

Cette phase est liée au processus de conjugaison c’est à dire l’établissement d’un lien entre un métabolite induit par la phase I et un principe actif comme :
l’acide glucuronique, la glycine, le groupement méthyle et le glutathion, l’acétate, les ions sulfate, des acides aminés : glycine, acide glutamique, taurine, ornithine, arginine.
Des enzymes sont présentes pour catalyser les réactions : UDP glucosyl transférases, sulfotransférases, Glutathion S transférase, N acetyl transférases, réactions de méthylation.

Glutathion S transférase : il existe un polymorphisme génétique présent chez 60% de la population occidentale chez laquelle l’activité de cette enzyme est absente et donc pas de conjugaison du glutathion pour solubiliser les toxiques les GSTM1variant O/O. Les polymorphismes des gènes GST, Glutathion GSTT1 et GSTM1 transférases contribuent à la variabilité interindividuelle et de population dans la susceptibilité aux facteurs de risques environnementaux, la prédisposition au cancer et les réponses pharmacothérapeutiques.

60% de la population caucasienne a ce polymorphisme

Des freins de la phase II existent :

  • La carence en acides aminés soufrés (œufs) ;
  • L’inflammation intestinale candidose, SIFO, SIBO... penser à la prise en charge intestinale pour alléger et faciliter la détoxification hépatique

Il existe 6 chemins de détoxification dans la phase II dans lesquels les enzymes forment des liens pour neutraliser les toxines ou les rendre hydrosolubles. La conjugaison au glutathion est le principal système de détoxification. Il repose sur l’existence de niveaux appropriés de glutathion, antioxydant endogène, exclusivement fabriqué dans le milieu intracellulaire grâce à ses précurseurs : la glutamine, la glycine et la cystéine. La N acetyl cystéine NAC est un précurseur du glutathion.


3. Phase III, phase de transport et d’élimination

Plusieurs voies d’élimination coexistent : rénale, intestinale, cutanée sueur, respiratoire air expiré

Zoom sur les 3 phases de la détoxification hépatique


Mode d’emploi de la détoxification hépatique et de la détoxication générale


En cas de détoxification médiocre, il est nécessaire de compléter avec des apports micronutritionnels :

  • La phase 1 nécessite des vitamines C et E, des vitamines B, du magnésium, du zinc, du chardon-marie qui facilitera la synthèse de glutathion, des plantes cholérétiques, de la Shisandra hautement protectrice hépatique ;
  • La phase intermédiaire, phase dangereuse, réclame du sélénium, des curcumines, de l’acide R alpha lipoïque, du chardon-marie, de la cystéine du glutathion ou son précurseur la NAC, de la superoxydismutase SOD ;
  • La phase II bénéficie de cystéine, de glycine, des Vitamines B9 et B12 actives pour assurer le cycle de la méthionine au besoin faire contrôler le taux d’homocystéine, de SAMe donneur universel de groupements méthyl, de méthionine, de NAC ;
  • La lactoferrine et la curcumine freinent la phase 1 et accélèrent la phase 2 ;
  • Les Oméga 3 et en particulier l’acide docosahexaénoïque DHA, assurent la fluidité membranaire indispensable pour les transports transmembranaires ;
  • La phase III, phase de transport est facilitée par des plantes hépatorénales comme le pissenlit, l’artichaut.

Saisons à privilégier pour la détoxification hépatique

ANTIOXYDANTS
Vit A/C/E, Se, Zn, Mn, Glutathion, Cystéine, SOD, acide R alpha lipoïque, CoQ10, sulforaphane, pycnogénol, silymarine, quercétine...

Le printemps incontestablement, la meilleure saison

Le printemps chinois démarre début février généralement, c’est la saison du couple Foie/VB et normalement l’énergie du foie est dans sa plénitude. C’est la saison où l’énergie yang augmente, le foie est le symbole de l’extériorisation physiologique et émotionnelle. Il est donc important de favoriser l’élimination des toxines.
Cependant quelques précautions s’imposent :
- Le foie dit en « plénitude » en MTC se traduit par de l’insomnie, de l’irritabilité, de l’inflammation oculaire, un teint plutôt coloré : la détoxification est à conseiller.
- Le foie en vide d’énergie se traduit par des migraines, des vertiges, des sautes d’humeur, des crampes musculaires, des tendinites, un manque de tonus, une mauvaise vision nocturne : il est conseillé d’abord de revitaliser avant d’entamer une détoxification et de raccourcir la cure.
Dans ce cas, attendre le mois de mars ou même après avant d’entamer un nettoyage hépatique, le temps de réguler l’énergie du foie.
Pendant le reste de l’année, la détoxification hépatique peut être réalisée 8 à 10 jours par mois et particulièrement à partir de la pleine lune c’est à dire en lune descendante, période propice au nettoyage.

En conclusion, prendre soin du pouvoir silencieux du foie, demande de veiller à la coloration émotionnelle de cet émonctoire, général d’armée :
l’excès de colère blesse le foie, l’insuffisance de colère blesse le foie.

Le choix d’une alimentation antioxydante et antiinflammatoire, respectant les capacités digestives de la personne et non les conseils généraux apportés par un livre ou une lecture est indispensable pour ménager la détoxification, tout en ayant en mémoire que la nourriture aujourd’hui ne nous apporte plus les nutriments et les minéraux nécessaires.
Il nous appartient d’ajouter de la qualité et non de la quantité aux années qui passent et égrènent le temps.


Et pour parodier Jean de la Fontaine

« Plaisir de la table, quand tu nous tiens, on peut bien dire Adieu Prudence »

 

Danielle BOUSSARD
Naturopathe formée par P.V. MARCHESSEAU, Heilpraktiker, MTC, aromathérapeute, hypnothérapeute, formatrice.  

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